Dossier de candidature à télécharger en fin de présentation. 

Il s’agit de proposer emploi, formation, apprentissage ou stage dans les 4 mois suivant la perte d’un emploi ou la déscolarisation dans les territoires sur lesquels le taux de chômage est supérieur à 25%. C'est un dispositif contractuel entre le jeune et la MLP. C'est un engagement réciproque sur 12 mois. La motivation du jeune est un élément essentiel puisqu’il s’agit d’un accompagnement intensif qui vise l’autonomie du jeune ; une allocation sécurise le parcours ; l'accès à l’emploi doit se faire par la multiplication des mises en situation professionnelle. Ce n’est pas un droit ouvert, mais un accompagnement avec une sécurisation financière.

 

En 2016, la MLP vise 600 jeunes accompagnés sur Tolbiac ainsi que sur un autre site. 22 promotions de 22 jeunes. 1000 jeunes en 2017. Une entrée tous les 15 jours. Un binôme de conseillers (nouveauté à la MLP) pour 120 jeunes par an (150 à 200 jeunes par conseiller sur les autres sites). Le public est celui des 18/25 ans NEET (ni étudiant, ni en emploi, ni en stage), présentant des vulnérabilités les explosant à un risque d’exclusion sociale. Dérogations possibles : mineurs, étudiants, jeunes en formation, en emploi ou en service civique. 

Critères d’entrée :

•             Hors foyer familial et ressources < 462€ (RSA-forfait logement) en ressources d’activité uniquement

•             Jeune au sein d’un foyer mais fiscalement indépendant

•             Jeune ayant droit d’un foyer RSA

•            Jeune majeur étranger hors UE en situation régulière détenteur d’un permis de travail couvrant l’année de la GJ (souplesse sur les dates : il faut un titre de séjour d’un an en cours de validité avec un RDV de renouvellement : vie privée ou familiale autorisant le titulaire à travailler)

•             Jeune majeur étranger UE pouvant démontrer leur présence sur le territoire depuis 5 ans

•             Jeune accompagné PS

•             Accompagné PJJ ou SPIP

•             (…)

 

Prérequis pédagogiques

Maîtrise du français oral, niveau de lecture et d’écriture minimale, mobilisation vers et par l’emploi, capacité à être en collectif pendant 5 semaines, motivation à intégrer le dispositif.

Sécurité financière

Affiliation Sécu, allocation de 462€ incessible, n’entrant pas dans le calcul des ressources de la famille, cumulable jusqu’à une activité équivalent avec 300€ nets, cumulable avec d’autres aides sociales.

Parcours

SAS de 5 semaines en collectif pour étayer le parcours vers l’autonomie en s’appuyant sur le groupe : 2 semaines à la MLP, jeunes en immersion en entreprise 2 semaines après, puis retour à la MLP 1 semaine. Les jeunes reviennent à Tolbiac dès qu’ils ne sont plus en emploi pour des accompagnements individuels, des ateliers collectifs pour outiller le parcours. Le contenu pédagogique est défini : savoirs être, santé, finances, numérique, hébergement, orientation professionnelle, auto-évaluation, loisirs, culture, mobilité, citoyenneté, entreprises. Tout cela est contenu dans un livret qui retrace le parcours ainsi que les auto-évaluations du jeune au 1er mois, au 6ème mois et au 12ème mois. Le jeune doit remplir chaque mois une déclaration indiquant qu’il est ou non en activité. S’il ne remet pas cette déclaration, l’allocation ne lui est plus versée. L’item « entreprise » est très développé. La MLP a un partenariat avec des entreprises qui vont accueillir des stagiaires, parrainer chaque promotion (visite en entreprises…). Des partenaires interviendront également (CPAM…).

Les sorties positives

A la sortie, il est visé l’alternance, l’emploi (CDD+6mois, CDI), la formation qualifiante, la mise en situation professionnelle 80 jours (4 mois) dans l’année. Un jeune qui fait un service civique met entre parenthèses le dispositif, et le réintègre ensuite.

Prescripteurs

SPIP, PJJ, ASE, SSDP, Education nationale, PS, ANRS, Urgence jeunes.

Le dossier à remplir est plus bas. Tout dossier incomplet ne sera pas présenté en commission (attention, scanner les pièces une par une pour le dossier). Tout cela doit être transmis à la MLP (au conseiller du jeune, le faire inscrire sinon). Le dossier de situation doit être le plus clair possible pour informer la commission le mieux possible quant à la situation du jeune.

Le dossier est validé par le conseiller (qui vérifie qu’il n’y ait pas d’autres dispositifs plus intéressants pour le jeune à ce moment-là). Le conseiller nous fera un retour sur l’entretien qu’il aura eu avec le jeune, suite à réception du dossier. Le dossier du jeune, en commission, ne sera évalué que sur son volet administratif, finalement. Le « moment à enjeu », est celui du diagnostic partagé avec le conseiller de la MLP au moment du dépôt du dossier. C’est à ce moment-là que l’éducateur va apporter sa vision de la situation du jeune au temps t. 

Le dossier arrive alors en commission (une tous les 15 jours). Nous recevons un retour de la réponse de l’Etat. Une fois le dossier validé, le jeune peut rentrer, maximum, sous trois semaines.

Il y a une commission locale d’attribution et de suivi restreinte (bimensuelle ou hebdomadaire) : présentation des dossiers. Les commissions locales d’attribution et de suivi plénières nous seront ouvertes, pour échanger de façon transversale ainsi que sur les dossiers plus complexes. Il y a un comité de pilotage une fois par an.