Population en QPV 2015

2015 a marqué le démarrage des nouveaux contrats de ville. Il s’agit :

  • De ne pas oublier les quartiers en veille ;
  • D’une volonté d’évaluation aussi scientifique que possible ;
  • D’installer cette évaluation dans le temps.

1.436 quartiers sont maintenant Quartiers Prioritaires de la Politique de la Ville (CPV), contre 751 Zones urbaines sensibles (ZUS), 2.492 Contrats urbains de cohésion sociale (CUCS). Cela touche 5.300.000 personnes, soit 8.4% de la population française.

Les nouveaux contrats de ville reposent sur trois piliers :

  • La cohésion sociale ;
  • Le cadre de vie et le renouvellement urbain ;
  • Le développement de l’activité économique et de l’emploi

Ces piliers reposent sur le socle de la participation des habitants au travers des conseils citoyens.

La nouvelle géographie prioritaire

Elle est majoritairement appuyée sur des critères de revenus. Les QPV concernent majoritairement des grandes agglomérations, en tout cas des zones sous influence des villes. Les populations y sont jeunes, peu scolarisées, souvent étrangères, avec une importante part de familles monoparentales, en emplois précaires.

La cohésion sociale

Domaines : Soutien aux familles monoparentales et solidarité entre les générations. Education, santé, justice, accès aux équipements sociaux, culturels, sportifs et associatifs assurant le lien social.

De nombreux collégiens des QPV sont scolarisés en Réseau d’éducation prioritaire (REP : effectifs de 21 élèves, plus d’heures d’enseignants, mais présence de nombreux professeurs de moins de 30 ans). Leur réussite au brevet est de 75.6% contre 86.1% dans le reste de la population. Les élèves sont moins nombreux en filière générale après le collège, et on rencontre plus de redoublement en seconde. La réussite au bac, général comme technologique, est moindre.

On constate un déficit généralisé de l’offre de soins.

La non-participation à une association, comme usager ou comme bénévole, est principalement expliquée par le niveau d’étude, ce qui n’est pas le cas pour les personnes habitant en-dehors de ces quartiers, pour lesquelles les facteurs explicatifs sont multiples. Le manque d’envie et le manque de temps sont les deux raisons les plus données par les habitants des QPV pour justifier l’absence d’activité culturelle ou de loisir.

Le cadre de vie et le renouvellement urbain

Domaines : Qualité de vie, tranquillité publique, implantation d’équipements et de services, mixité sociale, mobilité résidentielle.

Les principaux problèmes des logements des QPV sont le surpeuplement, des problèmes d’isolation thermique et phonique, de l’humidité. 4/10 ménages signalent du vandalisme ou des négligences quant aux parties communes (2.5 dans le reste de la population). Pourtant, 80% des personnes se disent satisfaits de leur logement.

½ habitant évoque une mauvaise image véhiculée par son quartier. 1/5 (1/7 ailleurs) déclare se sentir parfois ou souvent en insécurité, malgré une même proportion de victimes d’atteintes personnelles (vol, injures, menaces, violences physiques). Ils sont deux fois plus nombreux qu’ailleurs à être témoins de consommation ou de trafic de drogues.

Le développement de l’activité économique et l’emploi

L’objectif est de diminuer de moitié les écarts entre taux d’emploi des QPV et des agglomérations de référence, en particulier au bénéfice des jeunes.

Les taux de chômage et de précarité de l’emploi sont très élevés. Les métiers exercés y sont moins qualifiés, même chez les Bac+5 (22% de chances de moins d’occuper un emploi de cadre).

61% des jeunes de moins de 30 ans ont un niveau d’études inférieur au Bac (contre 37.7% ailleurs). 36% sont NEET. 8% (4% ailleurs) sont en intérim et 26% (22% ailleurs) sont en CDD. Difficultés de garde d’enfant et responsabilité d’une personne dépendante sont les principaux motifs de non recherche d’emploi. Les contrats en alternance sont peu mobilisés.

Les conseils citoyens

Un par QPV, comprenant un collège d’habitant tirés au sort avec autant de femmes que d’hommes ; un collège d’associations et d’acteurs locaux sur candidature ; indépendant des pouvoirs publics ; participant aux instances du contrat de ville et de renouvellement urbain.