Le document proposé ici est un synthèse (disponible en pdf en fin de document). Les éléments complets des rapports sont présentés ici

Définition et chiffres

Le sortant précoce : de 18 à 24 ans, ni scolarisé ni en formation, et n’ayant pas atteint le niveau CAP ou équivalent ni le baccalauréat ou un diplôme équivalent.

 

En Angleterre on parle de NEETs (Not in Education, Employment or Training). Un NEET peut être diplômé, de même qu’un jeune non diplômé peut être en emploi, et n’est donc pas un NEET.

 

Le décrochage scolaire diminue (moins en France qu’en moyenne en Europe). Il se situait à une moyenne annuelle de 125 000 sortants sans diplôme autre que le Brevet entre 2009 et 2011, soit 16% des sortants, pour diminuer à 106 000 sortants par an, soit 14% des sortants, entre 2012 et 2014.

 

Part de non-diplômés en moyenne parmi les 15-24 ans non scolarisés à Paris : 23% en 2006, 18,3% en 2013 (-4,7%). Ces chiffres sont inférieurs à la moyenne nationale. A Paris, l’effort a plus porté ses fruits sur les cantons (ou arrondissements) les moins en difficulté que sur ceux qui le sont davantage.

 

Une estimation consacrée à l’évaluation partenariale de la lutte contre le décrochage scolaire chiffre ce coût à 230 000€ par décrocheur tout au long de sa vie.

 

Effets du décrochage

Les jeunes ayant décroché ont deux fois plus de risque d’être au chômage que ceux qui sont sortis avec un CAP ou un baccalauréat. L’écart de risque de chômage entre diplômés et non-diplômés a tendance à s’accentuer dans le temps. Pour les jeunes non diplômés qui trouvent du travail, les emplois occupés en début de parcours d’insertion se concentrent sur certains secteurs d’activité : construction, industrie, commerce et hébergement-restauration. Par rapport aux autres jeunes, ils occupent plus souvent des emplois précaires (CDD et missions d’intérim) et à temps partiel.

 

D’un côté, selon l’approche du capital humain, le décrochage scolaire peut être considéré comme un manque de compétences normalement acquises dans le système éducatif. D’un autre côté, selon les approches théoriques du signalement, la sortie du système éducatif sans diplôme prive l’individu d’un signal déterminant pour l’accès à l’emploi.

 

Les conséquences du décrochage scolaire sont réellement préoccupantes pour les jeunes concernés, et elles le sont d’autant plus que le décrochage scolaire diminue : moins il y a de décrocheurs, plus le signal qu’ils portent sur le marché du travail est stigmatisant.

 

Facteurs du décrochage scolaire : le genre, le milieu social, la structure familiale recomposée, le redoublement, des établissements où se cumulent les facteurs de risque et un climat de défiance

On retrouve partout la même diversité des expériences du côté des jeunes en situation de décrochage : rejet de l’école, perte de confiance en soi, recherches de solutions alternatives dans le monde du travail, ou repli sur soi ou sur la sphère domestique. On retrouve partout les mêmes caractéristiques individuelles : le décrochage scolaire touche plus souvent des garçons, plus souvent issus de milieux populaires, et est plus fréquent dans les établissements scolaires qui concentrent les difficultés sociales et scolaires.

Facteurs individuels

Parler de facteurs de décrochage scolaire repose sur l’idée qu’on peut identifier des caractéristiques, relevant soit des individus qui décrochent, soit des contextes dans lesquels ces décrochages se situent. Ces facteurs ne constituent pas en eux-mêmes des explications. Ils permettent de montrer qu’une probabilité plus forte peut être associée à une caractéristique. Il ne faut évidemment pas en déduire que le facteur mis en évidence explique la totalité du phénomène étudié.

  • Le genre

Dans le cas de la France, 16% des jeunes hommes sortent de l’école sans avoir obtenu un diplôme de fin d’études secondaires, contre 11% des jeunes femmes.

  • Le milieu social

Le risque de décrochage est plus important pour les familles dont le statut socio-économique est le plus faible. « Indice de risque social » fondé sur cinq attributs (appartenance à une minorité ethnique, appartenance à une minorité linguistique, pauvreté, famille monoparentale, absence de diplôme pour au moins un des deux parents) : la probabilité de décrocher augmente de 66% pour les élèves ayant au moins un des attributs par rapport à ceux n’ayant aucun facteur de risque.

Parmi les indicateurs de milieu social, le niveau de diplôme des parents, et particulièrement celui de la mère, semble être le plus déterminant. Une implication familiale importante (aide aux devoirs, contrôle du travail scolaire), des attentes positives vis-à-vis de l’école, une réactivité des parents aux difficultés scolaires, une attitude encourageante et valorisante diminuent le risque de décrochage. Ces facteurs de différenciation sociale interviennent tôt dans la vie de l’enfant, avant même la scolarité élémentaire.

  • L’origine migratoire

Les jeunes issus des minorités ethniques quittent précocement l’école du fait d’un environnement économique et social défavorable, non du fait de leur appartenance ethnique.

  • La structure familiale

D’une part les enfants issus de familles monoparentales semblent avoir un risque de décrochage plus élevé. Cependant, une fois contrôlé le statut socio-économique, cet effet est relativement faible. D’autre part, l’appartenance à une famille recomposée augmente significativement le risque de décrochage scolaire, tant aux Etats-Unis qu’en France.

  • Le profil psychosocial

Les travaux réalisés dans ce domaine montrent que troubles du comportement, comportements agressifs, conduites délinquantes et états dépressifs sont corrélés au risque de décrochage. Des chercheurs montrent en particulier qu’il s’agit davantage d’un marqueur d’un processus déjà engagé, résultant de facteurs dont la genèse se situe, pour ces auteurs, dans la qualité de l’environnement familial et la qualité des soins dispensés à l’enfant dans les premières années de sa vie.

  • Les caractéristiques scolaires des individus

Dans le cas de la France, les plus forts prédicteurs de la sortie sans qualification du système éducatif sont le redoublement en collège ou les résultats aux évaluations de 6ème et, pour la sortie sans diplôme, le redoublement en primaire, et le niveau de compétences en mathématique et en français mesuré par des tests standardisés. Il existe un effet négatif propre du redoublement.

Les facteurs de contexte

Plus les minorités sont importantes dans l’établissement, plus, toutes choses égales par ailleurs, le risque de décrochage augmente. Plus un établissement comporte d’élèves défavorisés, plus le risque de décrocher augmente, indépendamment des caractéristiques individuelles. Dans les établissements aux publics défavorisés, le risque de décrochage est augmenté par les pratiques inadaptées aux besoins des élèves, par un climat scolaire peu sécurisant, par de mauvaises relations entre enseignants et élèves, par une faible implication des équipes pédagogiques, etc. L’orientation contrainte semble être un facteur de décrochage scolaire.

Des facteurs de risque connus

Au-delà d’un certain niveau de risques sociaux, les facteurs d’inégalités sont tels qu’ils se cumulent « solidairement » les uns les autres. On en revient ici aux effets « masse » des inégalités sociales. Sur le plan des politiques publiques, elles ne peuvent se limiter à une action sectorielle, par domaine ou par ministère. Les collectivités locales sont alors sans doute les mieux placées pour mener des actions intersectorielles (travail social-habitat-éducation par exemple).

 

Parcours-type et pluralité de parcours

Il y a aujourd’hui un consensus de la littérature pour appréhender le décrochage comme un processus.

Le premier temps du décrochage scolaire : la difficulté scolaire précoce

La distance des milieux populaires avec l’école les éloignerait de ce modèle éducatif, non par opposition à ce modèle, mais en le réduisant essentiellement à un système normatif : appliquer des consignes, obéir aux professeurs, bien se tenir, etc. Dans le même ordre d’idées, les codes langagiers, les systèmes de goûts et de préférences placeraient les enfants des milieux populaires dans une position dominée dans le champ scolaire. Les difficultés scolaires de nombreux enfants peuvent être comprises à la lumière de la précarisation et de la dégradation des conditions de vie d’une partie des familles populaires.

Les premières difficultés installent rapidement les élèves dans un statut, celui d’élèves « en difficulté », avec ce que cela comporte de traitements différenciés de la part des enseignants, que ce soit dans les termes positifs du soutien et des exercices spécifiques, ou dans la désignation par le stigmate de la difficulté scolaire. Les regards des parents, des pairs, peuvent aboutir à une véritable dévalorisation de soi et au découragement appris. Cette étape initiale du processus se traduit finalement par une première version du décrochage scolaire : le « décrochage de l’intérieur ».

 

Par ailleurs, la déception occasionnée par la faible reconnaissance par l’école de la simple application des consignes peut se traduire par un sentiment d’injustice, notamment au moment du passage au collège, quand l’évaluation scolaire porte davantage sur l’appropriation de savoirs et moins sur les efforts fournis en termes d’application de consignes.

Le deuxième temps du décrochage : des difficultés aux comportements de rejet de l’école

La dévalorisation de soi qui en résulte est difficilement supportable : soit l’élève reconnait la légitimité du verdict scolaire, et il ne peut vivre alors sa situation que sur le mode de l’infériorité, soit l’élève résiste à ce verdict, et, ce faisant, il s’oppose à l’ordre scolaire. Cette opposition aux enseignants se manifeste par le refus du travail scolaire, les diverses formes de chahut, et l’identification au rôle du « perturbateur ». A ce processus de désaffiliation scolaire peut correspondre une ré-affiliation parascolaire, à travers le groupe de pairs. Ce processus peut constituer un rempart symbolique contre les exigences scolaires, et un univers de protection et de solidarité.

Le troisième temps du décrochage scolaire : « hors les murs »

La combinaison de l’ennui en classe, de la dévalorisation scolaire et de la valorisation du groupe de pairs mène à manquer les cours à s’échapper d’un univers perçu uniquement sur le mode de la contrainte.

La pluralité des parcours de décrochage scolaire

Le schéma en trois parties qu’on a exposé n’est pas nécessairement linéaire.

 

L’importance des décrocheurs discrets (élèves sérieux, conformes aux règles scolaires, mais qui obtiennent des résultats en dessous de la moyenne) et des décrocheurs inadaptés (élèves manifestant à la fois des problèmes de comportement et des problèmes d’apprentissage) représente à eux deux les quatre cinquièmes de l’échantillon.

 

L’absentéisme, prédicteur du décrochage

Rapport complet consacré à ce sujet, et à sa modélisation en fonction des facteurs déjà présentés ici, l’absentéisme étant un prédicteur du décrochage.

 

En France, de plus en plus de prévention, ainsi qu’une intervention et une compensation extériorisée du milieu scolaire (Mission locale)

Le décrochage scolaire doit être considéré comme un processus, compréhensible à partir d’une approche multifactorielle. La grande diversité des actions entreprises en France en la matière relève plutôt des registres de l’intervention, quand les premiers signes du décrochage apparaissent, et de la compensation, une fois la rupture consommée entre le jeune et l’école. Une approche plus préventive semble toutefois se développer ces dernières années, sous l’impulsion des plans de lutte contre le décrochage scolaire mis en œuvre ces dix dernières années.

Prévention

  • Absence d’effets des PRE
  • La mallette des parents améliore assiduité et comportement des élèves

Proposer trois rencontres-débats aux parents d’élèves de sixième, afin de leur présenter le fonctionnement du collège et l’aide qu’on peut apporter à leurs enfants. Les résultats de l’expérience sont probants en ce qui concerne l’assiduité et le comportement des élèves en classe. Les élèves dont les parents ont suivi les rencontres sont moins absentéistes et moins sanctionnés pour raisons disciplinaires que ceux des classes de collège où il n’y avait aucun parent participant à l’expérimentation. L’effet du dispositif est à la fois direct (en impliquant des parents on améliore le comportement de leurs enfants), mais aussi indirect, par effet de pairs (l’amélioration du comportement des enfants des parents ayant participé aux réunions influence positivement leurs camarades de classe).

·        Les établissements expérimentaux peu évalués

Etablissements expérimentaux, où les pratiques pédagogiques innovantes sont particulièrement développées. La vague de création de ce type d’établissements dans les années 2000 (Micro-lycées, Pôle innovant lycéen à Paris, Collège lycée élitaire pour tous à Grenoble, lycées de la nouvel chance) constitue ce qu’on désigne désormais comme les « structures de retour à l’école ». Peu de recul sur leurs usages, et encore moins sur leurs effets en matière de prévention du décrochage scolaire. Ces pratiques ou ces dispositifs sont toujours définis en marge de l’activité ordinaire d’enseignement, qui reste, elle, assez peu interrogée globalement.

  • Attribution de moyens supplémentaires aux établissements situés dans les zones les plus défavorisées.

Les résultats disponibles sont plutôt décevants.

Intervention

DSA positifs, mais retours difficiles. MLDS pas efficace.

 

Au niveau des politiques d’intervention, l’accent est plutôt mis sur le soutien aux élèves en difficulté. Ces politiques peuvent éventuellement s’appuyer sur le repérage des élèves à risque.

Compensation

Très tôt, la gestion des jeunes en rupture scolaire n’a plus été assurée par l’Education nationale, mais par des administrations qui relèvent plutôt du travail et de l’emploi. La création des Missions locales pour l’insertion des jeunes aboutit à institutionnaliser ce nouveau champ d’intervention que constitue la politique d’insertion. Les jeunes accueillis sont alors les « jeunes non qualifiés » : leur caractérisation porte davantage sur les critères du marché du travail que sur leurs caractéristiques scolaires, et les pratiques professionnelles des conseillers de ces Missions locales se sont construites en partie en opposition à une forme scolaire jugée inadéquate pour permettre aux jeunes accueillis d’accéder à la qualification.

 

Parmi les facteurs favorisant l’insertion ou le raccrochage en formation, notons l’importance des expériences de stage de formation et d’emplois non aidés (CDD ou missions d’intérim) au cours de l’accompagnement. Il en résulte des pratiques dites de work first, visant à placer très rapidement les personnes en situation d’emploi, dût-il être précaire.

 

La Garantie jeune montre l’intérêt des pratiques d’accompagnement intensif dans la mobilisation des jeunes en difficulté, et l’apport particulier de l’accompagnement collectif. L’effet positif du programme sur l’accès à l’emploi semble avéré, notamment en début de programme, ce qui montre l’intérêt encore une fois de cet accompagnement intensif. Ce dispositif traduit une logique d’action publique davantage orientée vers l’emploi que vers la qualification scolaire.

 

E2C peu évaluée.

 

Ce qui fonctionne

Les politiques d’établissement développant un climat sécurisant, des règles de vie scolaire explicites et perçues comme justes par les élèves, des relations de confiance entre enseignants et élèves.

 

Trois programmes de prévention ciblée ayant fait la preuve de leur efficacité :

  • Check and connect

Ce programme, initialement conçu pour les élèves de collèges, s’applique dans les lycées urbains et péri-urbains. Il est constitué d’un accompagnement individuel par un moniteur qui a la charge d’évaluer en continu les performances de l’élève suivi (check), et d’un protocole de coopération entre école, famille et services sociaux (connect) sur une période d’au moins deux ans.

  • Carreer Academies

Trois caractéristiques définissent ce modèle : l’organisation de groupes de petite taille (school-within-a school) dans lesquels les élèves gardent les mêmes enseignants pendant les trois ou quatre années de leur parcours en lycée ; des cours qui intègrent formation académique et formation professionnelle ; des partenariats entre l’établissement et les entreprises locales.

  • Talent Development High Schools

Ce programme est différent des deux précédents au sens où il n’est pas spécifiquement conçu pour lutter contre le décrochage scolaire, mais plutôt pour proposer un modèle de réforme globale du fonctionnement des lycées. Les établissements qui se sont constitués sur la base de ce programme se caractérisent par la mise en place de petites communautés d’élèves, par un programme de haut niveau centré sur l’anglais et les mathématiques, et par l’implication des parents et de la communauté dans son fonctionnement.

 

Les programmes les plus efficaces sont ceux qui répondent à cinq défis :

  • Créer un environnement personnalisé et favorable aux apprentissages

Relation stable entre enseignants et élèves, dans des groupements de petite taille, des pratiques de tutorat entre les élèves ou de mentorat de la part d’adultes travaillant dans l’établissement.

  • Soutenir les élèves dont les acquis scolaires sont faibles
  • Améliorer les pratiques et les contenus d’enseignement

Ceci passe le plus souvent par la question de la formation et le développement professionnel des enseignants.

  • Fournir des opportunités d’apprentissage ancrées dans le monde du travail et préparer les élèves à construire leur orientation future.
  • Favoriser le changement dans les établissements en tension

 

Préconisations

Des actions d’urgence auprès des élèves qui risquent de décrocher

  • Identifier les signes précurseurs du décrochage : logiciel mutualisant les informations, suivi de l’activité de l’élève en classe, questionnaire de recensement précoce, information des établissements sur leur exposition au risque décrochage.
  • Soutenir les établissements dans le développement de programmes alternatifs aux exclusions temporaires des élèves.
  • Créer des liens avec les familles les plus éloignées de l’école : rencontres, actions de médecine préventive, SMS et rendez-vous dès les premiers signes identifiés.

 

Une prévention, sur le long terme, pour tous les élèves

  • Accompagner les parcours des élèves : variation des situations et contextes d’apprentissage, expérimentation d’une seconde indifférenciée, programmes sur l’orientation visant à combattre les perceptions genrées des métiers.
  • Développer la vie et l’identité de l’établissement : sentiment d’appartenance à l’établissement (activités extra-scolaires, salles de réunion, initiatives fédératrices, etc.) ; climat scolaire (compétences psychosociales des élèves).

 

Les retours en formation

  • Identifier en continu et contacter tous les jeunes ayant décroché : identifiant unique, meilleure prise en compte des décrocheurs intégrés dans les formations d’apprentissage.
  • Renforcer l’offre de solutions existantes et en faciliter l’accès (lycées de la seconde chance, etc.).
  • Coordonner et évaluer les dispositifs de raccrochage existants.

 

Projets innovants

Prévenir le décrochage scolaire

Un test pour identifier les élève en situation de décrochage au collège

« Trait d’union », test réalisé chaque début d’année par tous les élèves de l’établissement depuis cinq ans. La première grille a pour objectif d’évaluer régulièrement l’intensité des indicateurs de désengagement scolaire. Suite à ce test, une partie des élèves sont détectés en situation de décrochage ou sur le point de le devenir. Ils sont ensuite jumelés à un accompagnateur (enseignant, infirmière scolaire, agent) qui les aidera, dans une démarche positive et proactive, à identifier leurs difficultés et à mettre en place une série d’actions visant à y répondre.

 

Une transition CM2-6ème pour des élèves ambassadeurs

Une grille d’observation est établie, avec des critères et des indicateurs permettant à l’enseignant de CM2 d’identifier les élèves fragilisés. Les élèves repérés se voient proposer un accompagnement autour d’actions pédagogiques spécifiques sur la connaissance du collège et le repérage de leurs potentialités et fragilités. Un contrat est signé avec les familles pour s’assurer de leur accord, leur stipuler les objectifs et les règles de l’accompagnement. Un regroupement valorisant le travail mené par les jeunes ambassadeurs a lieu en fin de session avec les familles et les partenaires, et un bilan écrit est remis à l’élève et à sa famille pour clôturer cette semaine d’accompagnement.

 

Un « rebond » pour les élèves exclus temporairement de leur établissement

Alternative aux élèves temporairement exclus. Un contrat est signé par les parents et par le jeune. Une première session dure un à quatre jours, durant laquelle de nombreux partenaires interviennent : une éducatrice spécialisée, une animatrice d’une association promouvant la citoyenneté et également assesseure du juge pour enfants, un psychologue de l’Education nationale, un éducateur sportif… Les effets constatés sont positifs puisque moins de conseils de discipline ont lieu dans l’établissement depuis la mise en place du dispositif.

 

Un projet de remise en forme pour prévenir le décrochage scolaire

 

Proposer une solution de « raccrochage »

Un lycée qui offre une nouvelle chance

Pratiques pédagogiques variées. Evaluation basée sur la progression et le droit à l’erreur. Emplois du temps individualisés.

 

Raccrocher avec les études grâce à un lycée des possibles

Professeurs de lycée professionnel, d’une psychologue de l’éducation nationale et d’une équipe médico-sociale. L’idée est de créer une sorte de sas pour qu’ils puissent se réconcilier avec l’école. Les élèves ont cours seulement le matin, du lundi au jeudi, avec deux professeurs. L’objectif est de les remettre dans un rythme de travail, les réarmer pour la suite de leur parcours, leur apprendre à vivre de nouveau en collectivité.