M. Yahyaoui, psychologue et enseignant chercheur à l’université de Savoie nous renseigne sur l’expérience migratoire comme facteur de vulnérabilité au passage à l’acte violent : les histoires des parents et celles des enfants sont tellement différentes qu’il y a dissonance et incompréhension entre les deux, l’adolescence ne faisant pas trace chez les parents. L’enfant peut également entrer en dissonance avec l’école, qu’il perçoit comme discriminante, qui est source de quiproquos. En conciliant les rapports de l’enfant avec ses parents, avec l’école, avec son groupe de pairs, on peut alors reconstruire une représentation de soi en termes d’estime, d’affirmation identitaire et lui donner une chance de s’inscrire dans l’ici et maintenant. M. Yahyaoui met en place des groupes de travail avec élèves, parents et professeurs pour aller dans ce sens.

Deux éducateurs de l’ADCLJC sont venus présenter les démarches qu’ils mènent dans le cadre des rixes entre jeunes du 18ème et jeunes du 19ème (local, groupes de parole, groupe de mamans…).

L’AJAM 19ème est venue présenter, avec l’APEES, l’atelier de boxe éducative qu’elle a porté dans le quartier pour offrir aux jeunes un espace temps pour travailler leurs corps, leurs confiance en eux, participer à un cadre qui leur donne une place.